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Quand les soignants sont formés en vase clos

Face caméra, les étudiants tentent de deviner, s'agit-il d'un simple mode de vie pour garder la forme ou d'une règle d'hygiène personnelle ?

Cette scène fait rire, mais elle expose une faille majeure de nos cursus sanitaires, préparer les soignants dans des couloirs strictement étanches.

Pourtant, le monde des pandemies ignore totalement les cloisons académiques :

  • Plus de 60 % des maladies infectieuses humaines sont d'origine animale, rage, Mpox, fièvres hémorragiques virales, grippes aviaires.
  • L'environnement dicte les dynamiques : La déforestation, les inondations et l'usage intensif de produits chimiques sur les cultures maraîchères transforment directement l'écologie des vecteurs et facilitent les sauts d'espèces.

La coalition indispensable face aux épidémies

L'approche Une Seule Santé n'est pas une formule. C'est la reconnaissance concrète que la santé humaine, animale, environnementale et végétal forme un seul et même équilibre indissociable.

Pour contenir une flambée épidémique, le personnel soignant en salle de consultation ne peut plus agir seul. Il doit travailler de concert avec :

  • Le vétérinaire, capable de repérer la circulation virale dans le cheptel avant l'atteinte des éleveurs ou des consommateurs.
  • L'agronome et l'écologue, qui suivent la dégradation des sols, des cours d'eau et des massifs forestiers.
  • Le biologiste de laboratoire, qui confirme l'identification précoce de la souche pathogène.

Former ces professionnels sans leur apprendre à collaborer avec tous les acteurs de l'approche Une Seule Santé revient à envoyer une patrouille sur le terrain les yeux bandés. L'intégration effective Une Seule Santé dans les programmes universitaires n'est pas un luxe académique, c'est le socle fondamental de notre sécurité sanitaire collective.